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Autour du canal du Midi #3 : le canal de Brienne

Mars 2016

Autour du canal du Midi #3 : le canal de Brienne

Toute l'année 2016, chaque 10 du mois, partons découvrir les trésors autour du canal du Midi, alors que l'on célèbre les 350 ans de l'édit de son creusement et les 20 ans de son classement à l'UNESCO.  Ce mois de mars, découverte du canal de Brienne, au cœur d'un projet d' "urbanisme" de la ville au 18e siècle

Depuis 2013, nous partons chaque mois à la découverte du patrimoine toulousain grâce aux Archives municipales de Toulouse, avec l'Office de tourisme.

Canal de Brienne, écluse Saint-Pierre. Vers 1920. Photographie JP. Collection Jean-Paul Escalettes. Ville de Toulouse, Archives municipales, 42 Fi 44.

Un nouveau canal pour faciliter le passage du Bazacle

La construction du canal du Midi à la fin du 17e siècle permet de relier l'Atlantique à la Méditerranée, en prenant le relais de la Garonne à Toulouse. Le point de jonction entre la Garonne et le canal se fait au niveau des Sept-Deniers au nord de Toulouse. Cependant, les marchandises chargées en amont de Toulouse sur la Garonne et poursuivant leur route vers Bordeaux ou la Méditerranée, devaient franchir deux obstacles majeurs dans la traversée de la ville : les chaussées des moulins du Château au sud et du Bazacle au nord. Bien souvent, les marchandises étaient débarquées au Port Garaud et acheminées par voie de terre jusqu'au port Saint-Etienne sur le canal du Midi pour poursuivre leur voyage vers l'Atlantique ou la Méditerranée.

En 1770, l'archevêque de Toulouse, Loménie de Brienne, fait entreprendre le creusement d'un canal permettant d'éviter la chaussée du Bazacle. Les travaux sont conduits par l'ingénieur de la Province, Joseph-Marie de Saget. Le canal est inauguré le 14 avril 1776.

Un canal au cœur d'un grand projet d'embellissement et de développement du commerce

Dans le même temps, il est également décidé de construire deux ports, celui de la Daurade et celui de Saint-Pierre. Peu de temps auparavant, ce sont les quais de la rive droite qui ont commencé à être entrepris, sur les plans du même Saget. Ces travaux, encouragés par la chambre de commerce, ont pour but d'améliorer le commerce en facilitant la navigabilité de la Garonne dans sa traversée de Toulouse et d'embellir la ville en construisant des quais bordés de façades uniformes. L'obstacle de la chaussée du moulin du château devait en outre être contourné par le creusement d'un canal de Portet au Pont-Neuf, qui ne vit malheureusement jamais le jour.

Un projet peu suivi d'effets mais à l'origine d'un site devenu emblématique

Cette politique de grands travaux n'eut que peu d'effet sur le commerce, le canal de Brienne restant désespérément peu fréquenté. Cependant, et ce malgré son inachèvement, l'œuvre de Joseph-Marie de Saget et de Loménie de Brienne marque durablement le paysage toulousain. Depuis le Pont-Neuf, les quais mènent le promeneur jusqu'à l'entrée du canal de Brienne, magnifié par la belle architecture de l'écluse Saint-Pierre et des façades uniformes qui la bordent.

Le canal de Brienne en automne. 1951. Photographie Delgay, Ville de Toulouse, Archives municipales, 36 Fi 229.

Pour aller plus loin

> Avec les Archives municipales de Toulouse

Le canal de Brienne avec les Archives municipales de Toulouse sur Urban-Hist, le patrimoine toulousain à la carte,  site cartographique et base documentaire sur le patrimoine toulousain.

- Sur Urban-Hist en mobilité, l'application à télécharger gratuitement

> Avec l'Office de tourisme de Toulouse

- Toute l'année, l'office de tourisme propose de découvrir le patrimoine toulousain à travers ses visites guidées

www.toulouse-tourisme.com

Les séries

2015 : Les hôtels particuliers toulousains

2014 : Toulouse 14-18 : les traces de la Grande Guerre

2013 : Regards sur... (canaux, fontaines, écluse et autre pont )

Le canal de Brienne © Ville de Toulouse